La pixellisation n’est pas un effet. C’est une défiguration. Le passage d’une image dans un sanibroyeur SFA,
un acte de barbarie graphique commis par quelqu’un qui regarde une photographie et se dit :
“Tiens, si je la transformais en compost numérique ?”
La pixellisation, c’est l’équivalent visuel d’un rot en plein mariage.
La pixellisation : la signature des photographes qui ont abandonné avant de commencer
On pixelise quand on n’a pas de regard.
On pixelise quand on n’a pas de colonne vertébrale.
On pixelise quand on veut faire croire qu’on a une idée, alors qu’on en n’a même pas le début.
Le pixel, c’est la trace laissée par quelqu’un qui a confondu un logiciel avec un cerveau.
Photoshop, la salle de torture des images qui n’ont rien demandés
Certains ouvrent Photoshop comme on ouvre une boîte à outils.
D’autres l’ouvrent comme on ouvre un coffre à jouets.
Les pires l’ouvrent comme on ouvre un broyeur à déchets.
Ils appliquent des filtres comme on jette des poignées de gravier dans un moteur.
Ils ajoutent de la pixellisation comme on repeint un mur avec une queue de vache.
Ils pensent que chaque dégradation est une idée, un geste artistique.
Photoshop devient alors un incinérateur de dignité visuelle.
Quand l’image devient un champ de ruines radioactif.
Une image pixelisée n’est plus. C’est Tchernobyl, un accident industriel majeur.
Un paysage transformé en grille de sudoku.
Un visage réduit à un QR code bourré.
Une scène vivante transformée en carrés qui demandent l’euthanasie.
La pixellisation, c’est l’art de rendre le monde plus moche que possible, mais sans la moindre intention critique.
Juste de la casse. Juste du bruit. Juste du vide.
Il y a ceux qui pixelisent pour faire “expérimental”.
En réalité, ils font juste :
“Je n’ai pas de pensée, alors je vais casser l’image.”
La pixellisation n’est pas un geste artistique. C’est une manière de dire :
“Je n’ai pas réussi à faire une photo, alors j’ai fait un effet.”
La pixellisation ne mérite pas d’être discutée. Elle mérite d’être neutralisée, dissoute, oubliée.
Qu’on la plonge dans un bain d’acide jusqu’à ce qu’elle s’évapore.
Qu’on la range avec les filtres “plastique”, “néon”, “peinture à l’huile”, et autres reliques d’une autre époque où, cliquer c’était créer.
La pixellisation n’est pas un style.
C’est un renoncement.
Un abandon de l’intention.
Une diarrhée graphique.

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