Quand on vous colore le sujet comme si vous étiez trop con pour regarder là où il faut. Le filtre préféré des photographes IKEA.
1. Infantilisation aggravée
La désaturation partielle part d’un principe insultant :
“Le spectateur est trop bête pour comprendre ce qu’il doit regarder.”
Alors on lui repeint le sujet en rouge pétant, comme un panneau “STOP”, et on grise tout le reste, comme si l’image disait :
“Regarde ici, mon loulou. Là. Non pas là. LÀ.”
C’est le traitement qui suppose que le public ne sait pas lire une image, qu’il faut lui tenir la main, lui mettre des flèches,
des couleurs, du stabilo.
2. Homicide volontaire avec préméditation
La désaturation partielle tue ce qu’elle prétend révéler : elle écrase la composition, annule la lumière, détruit la subtilité.
Elle transforme toute photographie en panneau publicitaire de supermarché.
C’est le filtre qui dit :
“Je n’ai pas confiance dans ce que je fais, alors je triche.”
3. Une complicité avec le design d’intérieur suédois
Oui, parlons-en. La désaturation partielle, c’est le traitement photographique préféré des photographes IKEA.
Tu sais, ceux qui veulent que chaque image ressemble à un cadre 30×40 vendu entre deux bougies parfumées néo-gourmandes pour réconfort moderne.
Une photo qui ne dérange pas, ne questionne pas, qui ne respire pas : juste un objet décoratif, calibré pour se fondre entre une étagère Billy et une plante en plastique.
On dirait presque que la désaturation partielle a été inventée pour aller avec les noms de meubles imprononçables.
La sentence est irrévocable : disparition définitive
La désaturation partielle n’a pas besoin d’être critiquée, elle doit être mise en terre, avec cette plaque :
“Ici repose la dernière tentative de prendre les gens pour des cons.”

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