Dans un environnement saturé de stimulations, l’attention est constamment sollicitée.
Cette disponibilité permanente au monde extérieur réduit la capacité à percevoir ce qui se forme en dessous :
les idées naissantes, les images encore non-définies.
L’ennui introduit une rupture dans ce régime de saturation.
Dans cette suspension, l’esprit cesse de réagir et commence à dériver.
Cette dérive n’est pas une perte de temps : c’est un déplacement de l’attention vers des pensées plus fertiles.
Accorder des moments d’ennui, c’est créer les conditions d’une émergence.
C’est accepter un temps sans contraintes, sans finalité apparente.
Un temps où l’imaginaire peut respirer, où la perception peut s’affiner,
où la création peut trouver son point d’appui.
L’ennui n’est pas une absence. C’est un espace disponible.
Un espace où une idée, un projet, peut arriver, à son propre rythme, dans sa propre forme.
Une dédicace spéciale à Dom et son coup d’élagage dans l’article ! Merci l’ami…

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